
Les plages sont-elles vraiment gratuites en Thaïlande ? Ce que dit la loi
En Thaïlande, une question revient souvent chez les expatriés et voyageurs : les plages sont-elles toujours gratuites ou certains endroits peuvent-ils faire payer l’accès ? Entre hôtels de luxe, parcs nationaux et zones touristiques, la confusion est fréquente. Pourtant, le cadre légal est clair, même si la réalité du terrain comporte quelques nuances.
Le principe légal : les plages sont publiques
En Thaïlande, les plages font partie du domaine public. Cela signifie que :
• L’accès aux plages est libre et gratuit ;
• Aucune plage ne peut être privatisée ;
• Aucun hôtel, resort ou particulier n’a le droit de faire payer l’accès au sable ou à la mer ;
• Chacun a le droit de circuler et de s’installer sur la plage.
Même lorsqu’une plage se trouve devant un hôtel de luxe, elle reste accessible à tous, y compris aux personnes qui ne sont pas clientes de l’établissement.
Ce qui est strictement interdit
Selon la réglementation thaïlandaise, il est illégal de :
• Bloquer un accès public à la plage ;
• Installer des barrières empêchant le passage ;
• Exiger un droit d’entrée pour accéder au sable ;
• Intimider ou dissuader quelqu’un d’utiliser une plage publique.
Lorsque ce type de situation se produit, il s’agit le plus souvent d’un abus, parfois toléré localement, mais non conforme à la loi.
Pourquoi certaines plages semblent “payantes”
La confusion vient généralement de trois situations bien distinctes :
1) Les services sont payants, pas la plage
Sur de nombreuses plages touristiques, des prestataires proposent notamment des transats, parasols, douches, toilettes, parkings, etc.
Ces services sont souvent payants, mais l’accès à la plage reste gratuit. Vous avez parfaitement le droit de vous installer sur le sable avec votre propre serviette, sans consommer ni payer quoi que ce soit.
2) Les plages situées dans des parcs nationaux
Certaines plages se trouvent à l’intérieur de parcs nationaux ou de zones protégées.
Dans ce cas :
• Un droit d’entrée est demandé ;
• Il s’agit d’un accès au parc, pas d’un paiement pour la plage elle-même ;
• Les fonds servent à l’entretien et à la protection du site.
Cela concerne notamment certaines plages à Krabi, Phi Phi, Koh Similan ou Koh Surin.
3) Les accès volontairement discrets
Certains hôtels ou resorts ne privatisent pas officiellement la plage, mais :
• Rendent l’accès public peu visible ;
• Orientent les visiteurs vers une entrée “client” ;
• Donnent l’impression que la plage est réservée.
En pratique, un accès public existe presque toujours, parfois par une rue adjacente ou un passage moins évident.
Que faire si l’on vous dit que la plage est privée ?
Si quelqu’un affirme qu’une plage est réservée :
• Rester calme et poli ;
• Demander où se trouve l’accès public ;
• Éviter toute confrontation ;
• Changer d’endroit si la situation devient inconfortable.
Dans la grande majorité des cas, les Thaïlandais savent que les plages sont publiques, et les conflits sont rares.
Une exception culturelle à préserver
La Thaïlande fait partie des pays où l’accès libre aux plages est encore largement respecté. C’est un point important pour les résidents, expatriés et voyageurs, et un élément fort de la culture locale. Même si certaines pratiques abusives existent ponctuellement, le principe reste clair et solide juridiquement.
Conclusion : gratuité confirmée, avec quelques nuances
Oui, les plages sont gratuites et publiques en Thaïlande. Il est interdit de faire payer l’accès à la mer ou au sable. Les seules situations payantes concernent les services optionnels ou encore l’entrée dans certains parcs nationaux. Comprendre cette distinction permet d’éviter les malentendus et de profiter pleinement du littoral thaïlandais, en toute légalité.
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