Les deux types d’impôts à payer en Thaïlande lorsqu’on est expatrié-e

Les deux types d’impôts à payer en Thaïlande lorsqu’on est expatrié-e

Vivre en Thaïlande en tant qu’expatrié-e implique de comprendre le système fiscal local, souvent plus simple qu’en Europe, mais avec des règles spécifiques. Depuis quelques années, et plus encore récemment, les autorités thaïlandaises renforcent leur cadre fiscal, notamment sur les fonds provenant de l’étranger.

En pratique, deux grandes catégories d’impôts concernent directement les expatrié-e-s.

1) L’impôt sur le revenu en Thaïlande

L’impôt sur le revenu thaïlandais s’applique dès lors que vous êtes considéré comme résident fiscal en Thaïlande, c’est-à-dire si vous y séjournez au moins 180 jours sur une année civile.

Quels revenus sont concernés ?

Sont notamment imposables en Thaïlande :

• Salaires perçus en tant qu’employé ;
• Revenus professionnels en tant que gérant ou entrepreneur ;
• Honoraires, freelancing, prestations de services ;
• Revenus générés en Thaïlande.

L’impôt est progressif, avec des taux allant de 0 % à 35 %, selon le niveau de revenu annuel.

Employé ou gérant : une différence importante

Employé : l’impôt est généralement prélevé à la source par l’employeur ;
Gérant / indépendant : vous devez déclarer vous-même vos revenus et payer l’impôt correspondant.

Dans les deux cas, une déclaration annuelle est requise.

2) L’impôt sur les capitaux importés depuis l’étranger (nouvelle règle)

Depuis quand cette règle s’applique-t-elle ?

Depuis 2024, l’administration fiscale thaïlandaise applique de manière plus stricte une règle existante, mais longtemps peu contrôlée : les revenus étrangers importés en Thaïlande sont désormais imposables l’année de leur transfert, et non plus uniquement s’ils sont rapatriés l’année suivante.

Cette clarification marque un tournant important pour de nombreux expatriés.

Quels fonds sont concernés ?

Peuvent être concernés :

• Pensions de retraite ;
• Revenus locatifs étrangers ;
• Dividendes ;
• Intérêts ;
• Revenus professionnels générés hors de Thaïlande.

Dès lors que ces revenus sont transférés en Thaïlande, ils peuvent entrer dans le champ de l’impôt thaïlandais.

Ce qui n’est pas un revenu imposable

Il est essentiel de distinguer revenus et capital :

• L’épargne constituée avant votre résidence fiscale ;
• Le produit de la vente d’un bien (selon le contexte) ;
• Les fonds clairement identifiés comme capital.

Ces montants ne sont en principe pas imposables, à condition de pouvoir en justifier l’origine.

Comment réduire légalement sa charge fiscale en Thaïlande ?

Réduire ses impôts en Thaïlande est possible, à condition de rester strictement dans le cadre légal.

1) Bien distinguer revenus et épargne

C’est l’un des points les plus importants :

• Utiliser en priorité une épargne constituée avant l’installation ;
• Conserver les relevés et justificatifs ;
• Éviter les mélanges entre revenus récents et capital ancien.

Une bonne traçabilité est essentielle.

2) Étaler les transferts de fonds

Plutôt que de transférer de grosses sommes en une seule fois :

• Étaler les virements sur plusieurs mois ;
• Adapter les montants à vos besoins réels ;
• Éviter les transferts inutiles.

Cela permet de mieux maîtriser l’exposition fiscale.

3) Profiter des conventions de double imposition

La Thaïlande a signé des accords de non-double imposition avec de nombreux pays. Ces conventions permettent d’éviter d’être imposé deux fois sur les mêmes revenus, sous certaines conditions.

Il est cependant indispensable de :
• Connaître précisément les règles applicables ;
• Respecter les obligations déclaratives.

4) Anticiper plutôt que corriger

En Thaïlande, comme ailleurs, l’optimisation fiscale se fait avant, jamais après :

• Planifier son installation ;
• Structurer ses flux financiers ;
• Conserver tous les justificatifs.

Une approche organisée est toujours préférable à une régularisation tardive.

Conclusion : une fiscalité à prendre au sérieux, mais maîtrisable

La fiscalité thaïlandaise reste globalement plus légère que dans de nombreux pays occidentaux, mais elle évolue. L’impôt sur le revenu et l’imposition des capitaux importés depuis l’étranger sont désormais des réalités à intégrer dans tout projet d’expatriation. Avec une bonne compréhension des règles, une gestion rigoureuse et une approche légale, il est possible de réduire significativement sa charge fiscale, tout en vivant sereinement en Thaïlande.

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