
Gérer sa fiscalité entre son pays d’origine et la Thaïlande lorsque l’on y vit
La fiscalité est l’un des sujets les plus sensibles lors d’une expatriation en Thaïlande. Français, Suisses, Belges ou encore Canadiens, pour ne citer qu’eux, sont souvent confrontés aux mêmes interrogations : où payer ses impôts, sur quels revenus et comment éviter une double imposition. Sans entrer dans des cas nationaux trop spécifiques, voici les grands principes à connaître.
Les conventions de double imposition
La Thaïlande a signé des conventions de double imposition avec de nombreux pays. Leur objectif est simple : éviter que les mêmes revenus soient imposés deux fois. Ces accords définissent quel pays a le droit d’imposer chaque type de revenu (salaires, pensions, loyers, dividendes, etc.). Ils constituent la base de toute réflexion fiscale pour un expatrié.
Les impôts qui peuvent rester dus dans le pays d’origine
Même en vivant en Thaïlande, certaines obligations fiscales peuvent subsister dans le pays d’origine. C’est notamment le cas si vous conservez un bien immobilier mis en location, si vous percevez des revenus fonciers, ou si vous travaillez pour une entreprise étrangère restée basée hors de Thaïlande. Dans ces situations, les revenus sont souvent imposés à la source ou déclarés dans le pays d’origine, selon les règles locales et la convention applicable.
La fiscalité en Thaïlande
Dès lors que vous résidez fiscalement en Thaïlande, vous pouvez être imposé sur vos revenus de source thaïlandaise. Les salaires, activités professionnelles locales ou certains revenus générés dans le pays entrent dans le champ de l’impôt thaïlandais.
La question des capitaux importés est également centrale. Selon la législation en vigueur, les fonds transférés en Thaïlande peuvent être imposables s’ils correspondent à des revenus de l’année en cours. Une bonne traçabilité des capitaux et une planification des transferts sont donc essentielles.
Anticiper et structurer sa situation
Gérer sa fiscalité entre deux pays ne s’improvise pas. Il est fortement recommandé d’anticiper avant le départ, de conserver une documentation claire sur l’origine des revenus et des capitaux, et de se tenir informé des évolutions réglementaires. Une bonne organisation permet d’éviter les erreurs, les pénalités et les mauvaises surprises.
Bien pensée, la fiscalité n’est pas un frein à l’expatriation en Thaïlande. Elle fait simplement partie des paramètres à maîtriser pour vivre sereinement et durablement dans le pays.
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