Le français en Thaïlande : une langue plus présente qu’on ne l’imagine

Le français en Thaïlande une langue plus présente qu’on ne l’imagine

Quand on pense aux langues étrangères apprises en Thaïlande, l’anglais arrive naturellement en tête. Le mandarin occupe aussi une place importante, notamment en raison des liens économiques et touristiques avec la Chine. Mais le français conserve, lui aussi, une présence réelle dans le royaume.

Selon l’Alliance française de Bangkok, la Thaïlande compterait plus de 50’000 étudiantes et étudiants apprenant le français, et le français serait la troisième langue étrangère enseignée dans le pays, après l’anglais et le mandarin. Cette présence s’inscrit dans une histoire ancienne de coopération culturelle, éducative et diplomatique entre la France et la Thaïlande.

Une langue portée par l’école, l’université et la culture

Le français est enseigné dans plusieurs établissements scolaires et universitaires thaïlandais. Il attire des élèves intéressés par la culture, le tourisme, les relations internationales, la gastronomie, la mode, l’hôtellerie ou encore les études à l’étranger.

La coopération éducative et linguistique fait d’ailleurs partie des axes suivis par l’Ambassade de France en Thaïlande, notamment pour accompagner les établissements, soutenir l’enseignement du français et développer les échanges entre les systèmes éducatifs.

Cette présence ne se limite pas aux salles de classe. Festivals, concours, programmes d’assistants, événements francophones et activités culturelles contribuent aussi à maintenir l’intérêt pour la langue française.

Le rôle central de l’Association thaïlandaise des professeurs de français

L’Association thaïlandaise des professeurs de français, ou ATPF, joue un rôle important dans cette dynamique. Fondée en 1977 par Son Altesse Royale la Princesse Galyani Vadhana, elle a pour objectif de développer l’enseignement du français, d’encourager la recherche dans le domaine des études françaises et de créer des projets de coopération entre enseignantes et enseignants, en Thaïlande comme à l’étranger.

L’association réunit plusieurs centaines de membres. Une publication ancienne de l’Ambassade de Suisse à Bangkok indiquait déjà plus de 500 membres actifs en 2017, tandis que Le Petit Journal évoquait plus de 700 membres dans un article publié en 2019. Ces chiffres montrent l’existence d’un réseau professionnel structuré, même s’ils doivent être compris comme des indications et non comme un décompte actualisé au jour près.

L’ATPF organise des rencontres, des formations, des concours et des événements destinés à soutenir les professeurs de français. Son site officiel présente notamment des projets menés avec l’Ambassade de France en Thaïlande et des activités de formation autour de l’enseignement du français.

Une francophonie discrète, mais bien vivante

La Thaïlande n’est pas un pays francophone au sens classique du terme. Pourtant, la francophonie y existe bel et bien, à travers les établissements scolaires, les universités, les Alliances françaises, les événements culturels, les communautés expatriées et les liens historiques avec plusieurs pays francophones.

La Thaïlande est également pays observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, ce qui illustre une forme d’intérêt institutionnel pour cet espace linguistique et culturel. L’Alliance française de Bangkok estime par ailleurs à plus de 300’000 le nombre de francophones dans le pays, un chiffre qui inclut différents profils : personnes thaïlandaises parlant français, expatriés, expatriées, touristes réguliers, étudiantes et étudiants.

Pourquoi c’est une bonne nouvelle pour les francophones en Thaïlande

Pour les personnes francophones qui vivent ou souhaitent s’installer en Thaïlande, cette présence du français est rassurante. Elle signifie qu’il existe des lieux d’apprentissage, des réseaux culturels, des événements francophones et parfois des interlocutrices et interlocuteurs thaïlandais ayant une connaissance de la langue française.

Cela ne veut pas dire que l’on peut vivre en Thaïlande uniquement en français. L’anglais reste souvent indispensable dans les démarches, et apprendre quelques bases de thaï demeure un vrai atout au quotidien. Mais la présence du français facilite l’intégration culturelle et crée des ponts utiles entre les communautés.

Conclusion

Le français n’est pas la langue étrangère dominante en Thaïlande, mais il occupe une place plus solide qu’on ne l’imagine souvent. Grâce aux établissements d’enseignement, aux Alliances françaises, à la coopération éducative et à l’Association thaïlandaise des professeurs de français, la langue française continue de vivre, de se transmettre et de créer des liens dans le royaume.

Pour les francophones qui s’installent en Thaïlande, c’est une réalité positive : même loin d’Europe, la langue française garde une visibilité et un réseau bien présents.

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